L'Afrique pourrait bientôt disposer d'une nouvelle plateforme internationale consacrée à l'intelligence artificielle. La Corée du Sud et la Banque africaine de développement ont signé un accord pour établir un Korea-Africa Hub on Artificial Intelligence, destiné à soutenir les projets, les investissements et l'adoption de l'IA sur le continent.
Un pont entre la technologie coréenne et les besoins africains
L'accord a été signé le 9 septembre 2026 à Séoul, en marge de la conférence ministérielle KOAFEC.
Le futur hub devrait servir de plateforme de coopération entre gouvernements, institutions financières, centres de recherche, universités et entreprises.
Il devrait être basé en Corée du Sud.
Pourquoi créer un tel hub ?
L'Afrique fait face à plusieurs défis pour accélérer l'utilisation de l'IA : infrastructures numériques, puissance de calcul, données, compétences, financement et cadres réglementaires.
La BAD estime que l'adoption efficace de l'intelligence artificielle pourrait contribuer jusqu'à 1 000 milliards de dollars au PIB africain d'ici 2035, tout en soulignant que cet objectif nécessite des investissements importants dans ces différents domaines.
Le futur hub devrait notamment favoriser le partage de connaissances et l'identification de nouvelles opportunités d'investissement.
L'infrastructure au cœur de la stratégie
Le projet ne porte donc pas uniquement sur les applications d'IA.
La question des infrastructures numériques est centrale : centres de données, capacités de calcul, connectivité, cloud, données et compétences techniques.
C'est un point essentiel pour les pays africains qui souhaitent développer leurs propres usages de l'IA plutôt que de simplement importer des solutions conçues ailleurs.
Une coopération qui existe déjà
La collaboration entre la Corée et les institutions africaines n'est pas nouvelle.
Selon la BAD, la Corée a déjà contribué à plusieurs opérations de développement sur le continent à travers le fonds KOAFEC. Ses financements ont notamment participé à la préparation de projets et au soutien de startups et d'entrepreneurs africains.
Le regard d'EDJARE
L'IA africaine ne se jouera pas uniquement dans les applications.
Elle se jouera aussi dans les infrastructures qui permettent à ces applications de fonctionner.
Le futur hub Corée-Afrique montre ainsi que la prochaine étape pourrait être de connecter davantage les compétences africaines, les capitaux internationaux et les infrastructures nécessaires au développement de solutions d'IA adaptées au continent.