Le Ghana veut accélérer l'émergence de nouvelles entreprises technologiques dans le secteur financier.
Le pays vient de lancer le MoMo Fintech Lab, une initiative destinée à identifier, développer et accompagner la prochaine génération d'innovateurs fintech ghanéens. Le programme a officiellement été lancé le 12 août 2026 à Accra.
Un laboratoire pour les futurs entrepreneurs
Le MoMo Fintech Lab veut offrir aux jeunes innovateurs un environnement leur permettant de transformer leurs idées en solutions concrètes.
L'initiative vise notamment à favoriser l'accès à l'accompagnement technique, au développement de produits et à la mise en relation avec les acteurs de l'écosystème.
Hubtel entre dans le programme
La fintech ghanéenne Hubtel a été désignée partenaire technologique officiel de l'édition 2026.
L'entreprise apportera notamment son expertise dans les domaines de la technologie et des paiements afin d'aider les nouveaux innovateurs à développer leurs solutions.
Pourquoi le Ghana mise sur les fintechs ?
Le Ghana possède déjà l'un des écosystèmes Mobile Money les plus développés d'Afrique.
Cette infrastructure constitue un terrain favorable pour le développement de nouvelles solutions financières : paiements, commerce électronique, crédit, assurance, épargne ou encore outils destinés aux entreprises.
Le défi consiste désormais à transformer cette utilisation massive du numérique en nouvelles entreprises technologiques capables de créer de la valeur localement.
Au-delà d'Accra
L'un des intérêts du programme est également de permettre à des talents qui ne sont pas nécessairement concentrés dans la capitale de rejoindre l'écosystème fintech.
Cela pourrait contribuer à élargir le vivier entrepreneurial du pays.
Le regard d'EDJARE
Le lancement du MoMo Fintech Lab illustre une évolution importante.
Après avoir créé les infrastructures permettant aux populations d'utiliser les services financiers numériques, le Ghana cherche maintenant à faire émerger les entreprises qui construiront les prochains services financiers.
Pour les autres pays africains, le message est intéressant : le développement d'un écosystème fintech ne dépend pas seulement des financements. Il nécessite aussi des programmes d'accompagnement, des infrastructures technologiques et des passerelles entre startups et entreprises établies.